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Pourquoi je sais quoi faire, mais je ne passe pas à l'action

19 août
5 min de lecture

Tu sais exactement quoi faire mais tu restes bloquée ? Découvre pourquoi ton cerveau sabote le passage à l'action et comment enfin agir pour renverser cela.


Tu sais que tu devrais publier ce contenu qui traîne depuis trois semaines dans tes brouillons. Tu sais aussi que tu devrais envoyer ce courriel de relance à tes clients potentiels. Tour comme il serait vraiment bien de t'asseoir et écrire ce chapitre du livre que tu portes depuis des mois. Tu as même la stratégie que tu as noté quelque part.


Et pourtant, rien ne bouge.

Si tu te demandes pourquoi tu ne passes pas à l'action malgré toute cette clarté, sache que ce n'est pas un manque de discipline, ni de la paresse, et certainement pas un manque d'intelligence. C'est un blocage inconscient — et il a une explication neurologique précise.


Le fossé entre savoir et faire

En hypnothérapie, on appelle ça le conflit entre le conscient et l'inconscient. Ton conscient: la partie de toi qui lit des articles, qui planifie, qui sait exactement quoi faire , ne représente qu'une fraction infime de ton fonctionnement mental, environ 5 % selon plusieurs estimations.

Le reste, ce 95 % invisible, c'est ton inconscient. Et c'est lui qui tient le volant la majorité du temps.

Ton conscient peut décider de passer à l'action. Mais si ton inconscient a appris, à un moment de ta vie, que visibilité égale danger, que réussir égale perdre quelque chose, ou que se dévoiler égale être jugée, alors aucune stratégie ne suffit à te faire bouger.


Tu peux avoir le meilleur plan marketing du monde : ton cerveau va freiner quand même, parce que sa job n'est pas de t'aider à te sentir accomplie. Sa job, c'est de te protéger.


C'est ce qu'on appelle le sabotage cérébral: un mécanisme de survie qui a mal évolué.


Ce n'est pas un problème de motivation, c'est un blocage inconscient

La plupart des gens qui n'arrivent pas à passer à l'action se disent : « Il faut que je me motive plus. » Ils cherchent le bon podcast, la bonne citation, le bon coach qui va enfin les « pousser ». Mais la motivation n'a jamais réglé un conflit inconscient. C'est comme essayer de convaincre quelqu'un dans une langue qu'il ne parle pas.


Quand je travaille avec mes clients qui vivent cette immobilité malgré toute la clarté qu'ils ont, je leur demande rarement « qu'est-ce que tu devrais faire ». Ils le savent déjà. Ce que je cherche, c'est : qu'est-ce que cette action-là représente pour ton système nerveux ? Qu'est-ce qu'elle menace ?

Souvent, la réponse surprend. Ce n'est jamais vraiment « la vidéo » ou « le courriel ». C'est ce que la vidéo ou le courriel symbolise : être vue, être jugée, réussir plus que ses parents, échouer publiquement, ou même — et ça, personne ne s'y attend — réussir et devoir maintenir ce succès.


Le lien avec la confiance en soi


Ce blocage psychologique est presque toujours accompagné d'un déficit de confiance en soi. Pas la confiance de surface — celle qu'on affiche en réunion — mais la confiance profonde que le corps ressent quand il envisage de se montrer, de vendre, de publier. Tant que cette confiance-là n'est pas rebâtie à la racine, l'action reste un effort de volonté épuisant plutôt qu'un mouvement naturel.


La fatigue de la sur-adaptation

Il y a aussi un autre facteur : l'épuisement. Beaucoup de personnes compétentes vivent en mode survie sans même s'en rendre compte, parce qu'elles fonctionnent tellement bien en surface. Elles se sur-adaptent depuis si longtemps — au travail, dans leurs relations, dans leurs rôles — que leur système nerveux n'a plus vraiment de réserve pour l'action nouvelle, celle qui te sort de ta zone de confort.


Passer à l'action demande de l'énergie disponible, pas juste de la volonté. Et quand ton corps est en état d'alerte chronique, même de bas niveau, cette énergie est déjà engagée ailleurs, à te maintenir en équilibre précaire. Il n'en reste tout simplement plus pour le risque.


La vraie question n'est donc pas « comment je me force à agir », mais « qu'est-ce qui, dans mon fonctionnement actuel, garde toute mon énergie captive ? »


Comment sortir des blocages invisibles pour entrer dans l'action alignée

Voici ce que j'observe: le jour où l'on identifie et dissout le vrai blocage — pas la surface, mais la racine inconsciente — l'action devient soudainement facile. Non pas parce que l'on fait plus d'effort mais parce qu'il n'y a plus de frein qui nous arrête.


Ce n'est pas de la magie. C'est simplement qu'on a enfin parlé la langue que ton inconscient comprend, au lieu de continuer à argumenter avec lui en français rationnel alors qu'il fonctionne en symboles et en émotions.


C'est exactement ce que j'explore dans mon programme Se Choisir : pas une liste de tâches de plus, mais un travail en profondeur pour désamorcer ce qui te garde en boucle entre savoir et faire.


Parce que là où les esprits brillants deviennent les architectes de leur propre magie, ce n'est jamais dans la case « je devrais ». C'est dans l'espace, souvent inconfortable au début, où on ose regarder ce qui se cache derrière l'inaction.


Un exercice simple pour identifier ton blocage inconscient

Si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, voici un premier pas concret, avant même de chercher une solution :

La prochaine fois que tu remarques que tu évites une action que tu sais pertinente, arrête-toi une minute et demande-toi honnêtement : « Qu'est-ce que j'ai peur qu'il se passe si je fais ça maintenant

? » 

Ecrit la première chose qui te vient à l'esprt, sans jugement si censure.

Cette réponse-là, c'est souvent la porte d'entrée vers le vrai blocage. Et une fois qu'on voit la porte, on peut commencer à l'ouvrir.


Tu n'as pas un problème de discipline. Tu as un système nerveux qui te protège d'une menace qui n'existe peut-être plus. Et ça, contrairement à ce qu'on te répète depuis des années, ça se travaille — pas en te poussant plus fort, mais en allant enfin écouter ce que cette partie de toi essaie vraiment de te dire.


Questions fréquentes

Pourquoi je procrastine alors que je sais exactement quoi faire ?Parce que la procrastination n'est pas un problème de gestion du temps mais une stratégie de régulation émotionnelle : ton cerveau évite une tâche pour éviter une émotion inconfortable qu'elle déclenche (peur du jugement, peur de l'échec, peur du succès).


Comment savoir si mon inaction vient d'un blocage inconscient ?Le signe le plus clair : tu as la clarté, les compétences et les ressources, mais dès que tu approches l'action, tu ressens une résistance physique (tension, fatigue soudaine, envie de tout remettre) sans raison logique.

femme qui remet une action à plus tard.
femme qui remet une action à plus tard.

Est-ce que ça se règle uniquement avec de la volonté ?Non. La volonté agit sur le conscient, alors que le blocage se situe dans l'inconscient. Des approches comme l'hypnothérapie ou le travail somatique permettent d'accéder directement à cette couche et de désamorcer le frein à la source.


Fanny Bellemare-Martin accompagne les entrepreneurs et professionnels à sortir de l'inaction en identifiant les blocages invisibles qui les séparent de l'action alignée.

 
 
 

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