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  • Photo du rédacteurFanny Bellemare-Martin

« La communication » Le poids des mots et leurs effets sur notre corps, nos émotions et nos relation

Qui aurait cru que la communication pourrait être à la fois source de bonheur et de souffrance ? Pourtant, selon ce que l’on dit, comment on le dit et surtout, comment le tout est perçu, cela peut faire une grosse différence entre un bon moment ou un moment à oublier.


Nous communiquons de mille et une façons. Généralement avec des mots, parfois aussi avec des gestes et des expressions faciales. Même le silence est porteur de messages.

Ce que l’on dit et comment le dire

Quand on exprime une idée, le choix des mots est important. Alors que nous n’y accordons pas toujours l’importance que l’on devrait, bien choisir les mots que l’on utilise peut faire une grosse différence dans la portée de notre message et la façon dont il sera reçu. Par exemple, si je dis que je n’aime pas vraiment quelque chose que l’autre a fait. La charge émotive qui vient avec sera beaucoup moins grande que si je dis, je déteste cela.


C’est la même chose avec les « toujours » et les « jamais ». Leur portée n’est pas la même que les « parfois », « à l’occasion », ou encore « dans certaines situations ». Si je dis à quelqu’un qu’il ne fait jamais les choses de la bonne façon et qu’il est toujours « dans le champs », mon message n’aura pas la même portée et le même effet sur le plan émotif que si je relativise, je tempère les choses en disant, « il arrive parfois que tel comportement me dérange comme dans telle situation et dans ce temps-là, je me sens… Noter ici l’emploi du JE au lieu du TU accusateur permet aussi de faire descendre une charge émotive et éviter une escalade de violence verbale qui n’est pas nécessaire et génératrice de stress.

La communication dans les relations interpersonnelles

Comment le tout est perçu ou « se mettre dans les bottines de l’autre »

Alors que nous échangeons de l’information avec quelqu’un, il se peut que la conversation dérape et que vous n’ayez rien vu venir. Il se peut que cela soit une question de perception. Ce que vous avez dit a été mal perçu et vice versa.

« Pour arriver à entrer en contact avec les sentiments – que ce soient les nôtres ou ceux d’autrui – il est nécessaire de nourrir un lien très particulier avec la vie, avec soi-même et avec les autres ». Bref, de faire preuve d’empathie ou de compassion. (réf : Dénouer les conflits par la communication non violente de Marshall B. Rosenberg


Je vous invite à vous arrêter un instant et à vous demander : « si je me positionne à la place de l’autre. Comment entendra-t-il mon message ? » Quels sont les mots porteurs, forts dans ce que je lui dis ? Comment verra-t-il cela ? Que ressentira-t-il ? Dans le fond, quel est mon but, mon besoin quand je m’adresse à l’autre? Peut-être quand vous arrêtant un instant, vous allez changer votre formulation ou utiliser d’autres mots pour vous exprimer.

Quand on exprime une idée, un sentiment, un fait, on ne parle pas seulement aux autres, on se parle aussi à soi-même.


Comment vous parlez-vous ? Êtes-vous tendre envers vous-même? Bienveillant ? Ou au contraire, vous vous adressez des mots que vous n’oseriez même pas dire à quelqu’un d’autre ?

Lorsque l’on se traite de tous les noms, que l’on se diminue, notre cerveau l’enregistre, notre corps le ressent. Cela fait monter le stress et diminuer notre estime personnelle. Pourtant, nous vivons avec nous-mêmes 24 heures sur 24. Ne devrait-on pas être notre meilleur allié ? Notre meilleur ami ? Je vous invite à faire l’exercice de changer vos mots quand vous parlez de vous et de leur donner une tournure positive. Comment vous sentez-vous ? Que diriez-vous à votre meilleur ami ?


Alors que vous vous traité de con, de bon à rien ou d’incapable face à une situation, qu’est-ce que qui se passe dans votre corps si vous vous dite : « Je n’ai pas réussi cet exercice, par contre, j’ai fait de mon mieux et je ne peux que m’améliorer ». Sentez-vous votre poitrine s’ouvrir et votre respiration qui se calme ?

Réduire l’utilisation des « Il faut » et les « je dois »

La vie nous amène son lot d’obligations morales et factuelles et nous avons appris à les rencontrer, à les respecter … ou non. Si en plus, nous nous mettons le poids des mots sur les épaules, cela devient encore plus difficile à porter. Peut-être pourriez-vous prendre le temps de faire l’exercice suivant : accordez-vous quelques secondes pour ressentir la contraction qui se fait dans le haut de votre dos et/ou dans votre poitrine à chaque fois que vous vous dites

  • « je dois faire à souper »

  • « il faut que je fasse le ménage »

  • « je dois aller chercher les enfants à la garderie »

  • « il faut que je me prépare pour ma réunion »

  • ou tout autre exemple qui vous correspond.

Quel est le besoin qui se cache derrière ces phrases ?

  • Manger ! Qu’est-ce qui se passe si vous vous dites « j’ai faim, j’ai envie d’un bon repas et je vais préparer quelque chose qui va me faire plaisir ». Au lieu de, je dois faire à souper! C’est déjà nettement plus intéressant n’est-ce pas?

  • Vous aimez que votre maison soit propre et belle : « J’ai envie que ma maison soit belle et propre alors je vais passer l’aspirateur »

  • Vous désirez que vos enfants sentent que vous êtes là pour eux : « les enfants sont à la garderie depuis ce matin. Ça va être agréable de se retrouver en famille »

  • Vous désirez faire bonne figure lors de votre réunion : « comme je veux être prête pour ma réunion et avoir des arguments rassembleurs, je décide de prendre quelques minutes pour me préparer et ainsi je serai à mon meilleur.

Ce sont des exemples pour vous faire ressentir le bien que cela fait de changer les mots que nous utilisons, souvent par réflexe, et qui à la longue alourdissent inutilement nos journées.

Ouvrir une porte en posant des questions ouvertes

Combien de fois avez-vous demandé quelque chose à quelqu’un pour vous faire répondre perpétuellement « NON » ou encore vous sentez une résistance aux changements proposés ? Peut-être que c’est simplement parce que la porte est fermée.

Pour ouvrir la porte à un échange saint et constructif, poser des questions ouvertes ! Ce sont des questions qui ne se répondent ni par « oui » ni par « non » et qui amènent l’autre à développer sur une idée. Vous verrez ! Vous allez multiplier les chances de vous faire entendre et d’avancer vers le résultat désiré.

La communication est à la base de nos relations interpersonnelles, amoureuses, professionnelles, familiales et de notre rapport à nous-mêmes. Ça vaut la peine de s’y arrêter. J

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