“Elle a tout pour être heureuse… alors pourquoi elle ne l’est pas vraiment?”Fatigue émotionnelle chez les femmes performantes
- Fanny Bellemare-Martin
- 20 avr.
- 6 min de lecture
Elle a tout pour être heureuse… alors pourquoi elle ne l’est pas vraiment?
Ce qui se passe vraiment à l’intérieur d’elle (avant de demander de l’aide)
Elle ne s’effondre pas. Elle ne crie pas à l’aide. Elle ne s’identifie même pas comme quelqu’un qui va mal.
C’est le cas de la plupart des femmes que je reçois dans ma pratique privée.
Pourtant, il y a quelque chose qui ne va pas puisqu’elles ne se sentent pas bien.
Elle ne va pas mal… mais elle ne va pas bien
C’est souvent difficile à expliquer parce que sur papier tout fonctionne.
J’ai vécu cela moi-même tellement souvent. Tout ce que j’ai à faire entre dans mon horaire mais à la fin de la semaine, je suis épuisée.
Ces femmes (et hommes) sont présentes pour qui en a besoin. Elles sont engagées dans leur communauté, dans leur travail, au sein de leur famille. Elles sont hyper performantes et ultra responsables.
Elles courent à gauche et à droite. Répondent présentes à tout moment, amènent les enfants aux sports, font les commissions, les repas, passent voir les parents vieillissants, prennent des nouvelles de tout un chacun tout en partant une brassée de lavage
Elles sont fatiguées.
Pas vraiment physiquement mais mentalement. Fatiguées de toujours être à « on », d’être toujours solides, présentes pour tout le monde. Être celles sur qui ont peut toujours compter, qui est capable d’en prendre et qui ne dit jamais non.
Elles tiennent tout.
Famille. Travail. Organisation. Charge mentale.
👉 Mais à quel prix?
Alors à un moment donné, elles craquent. Elles deviennent irritables, montent le ton, souvent envers ceux qu’elles aiment le plus.
Toujours “on”… jusqu’à l’irritation
Elles sont toujours là pour les autres.
Toujours solides.Toujours capables.Toujours disponibles.
👉 Celles sur qui on peut compter.
Et là… la culpabilité embarque. Parce qu’elle se dit qu’elle devrait être plus douce, plus présente, plus reconnaissante.
Sans savoir pourquoi, elles se sentent triste. Il y a un vide qui s’installe, une perte de sens.
Elles savent que quelque chose ne tourne pas rond, sans trop savoir pourquoi ni quoi faire pour y remédier.
Le regard qu’elles portent sur elles-mêmes
C’est là que le décalage devient puissant. Elles sont super organisées, compétentes, fortes, structurées, fiables, souvent admirées. Elles impressionnent, donnent le change, réussies, inspirent.
Mais à l’intérieur, le discours est complètement différent.
“Je devrais être capable de gérer ça.”
“Pourquoi c’est encore difficile?”
“Je suis censée être rendue ailleurs…”
Elles ne se voient pas comme quelqu’un en difficulté. Elles se voit comme quelqu’un qui devrait faire mieux avec ce qu’elles ont.
Et ça change tout.
Parce que ça ne les amène pas à demander de l’aide. Ça les amène à se dire qu’elles doivent se reprendre, se ressaisir, faire plus d’efforts, être plus disciplinées.
Elles deviennent à la fois celles qui vivent des difficultés et celles qui se mettent de la pression pour les corriger.
Ces femmes, c’est peut-être toi.
Ce qui tourne dans ta tête
Ton mental ne s’arrête jamais vraiment. Tu analyses la situation, te compare avec les autres. Tu anticipes ce qui s’en vient et peut-être peur de ce que les autres vont penser si tu ne te reprends pas (rappelle toi, tu gères tout!
Dans ta tête, tu te dis :
- “Faut que je me reprenne.”
- “Je ne peux pas lâcher.”
- “Ce n’est pas si pire… y’en a qui vivent pire.”
- “Je vais passer à travers.”
- “Je manque de discipline.”
- “Je devrais être plus reconnaissante.”
- “Pourquoi ne suis-je jamais satisfaite?”
Stop! Tu t’en demande beaucoup trop!
Arrête de banaliser ou d’invalider ce que tu ressens. C’est normal de te sentir dépassée et à boutte!
Arrête de repousser le moment où tu vas demander de l’aide car t’épuiser.
Tu es humaine! Personne de te demande d’être wonder woman!
“Le problème, ce n’est pas ta vie.C’est le poids que tu portes en silence.”
Le jugement silencieux
👉 et si, pour une fois… tu arrêtais de te demander d’en faire plus?
Même si tu ne le verbalises pas toujours, le jugement est là. Je le sais, je l’ai vécu.
Tu te trouves:
- Trop émotive… ou pas assez stable.
- Trop intense… ou pas assez efficace.
- Trop sensible… ou pas assez performante.
Tu oscilles constamment entre “trop” et “pas assez”.
Tu te compares à ces femmes qui semblent tout gérer. Qui ont l’air alignées, calmes, équilibrées.
Et là, tu te demandes : “Pourquoi moi, c’est encore compliqué?”
Le monde , le vrai monde, ne vit pas dans un décor Pinterest. Il y a un décalage entre les réseaux sociaux et la réalité. Entre l’image qui est projetée et la réalité qui est vécue.
Si tu sortais du cadre de la photo, tu verrais l’envers du décor.
Tu n’as pas à avoir honte ni à te sentir imposteur. Arrête de jouer un rôle pour embrasser pleinement qui tu es. Tu n’as pas à maintenir une image de femme forte en tout temps.
C’est épuisant!
👉 Tu t’en demandes beaucoup…tout en invalidant ce que tu ressens.
As-tu parfois l’impression de tourner en rond?
Tu avances dans ta vie, tout en ayant l’impression de tourner en rond.
Tu sais, quand tu te dis :
- “Je suis capable alors pourquoi ça bloque?.”
- “Je comprends plein de choses alors pourquoi je ne suis pas capable de l’appliquer dans ma vie”
- “J’ai lu plein de livres de développement personnel. J’ai appris, réfléchis, fais du travail sur moi. Je comprends mes patterns et pourtant, rien ne change vraiment. »
La transformation qui fait WOW n’a pas eu lieu ou n’a pas duré.
Tu n’arrives pas à passer au prochain niveau.
Ton rapport face à ta vie
Peut-être ressens-tu cette dualité :
- “Ce n’est pas ça que je veux… mais je ne sais pas quoi changer.”
- “Je veux plus… mais j’ai déjà beaucoup.”
- “Je ne veux pas tout perdre non plus.”
Ta vie fonctionne, mais tu ne te sens pas pleinement vivante.
Et face au changement…
Tu y penses souvent.
“Faudrait que je fasse quelque chose…”
Mais…
“Je n’ai pas le temps.”
“Ce n’est pas le bon moment.”
“Je vais attendre que ça se calme.”
Alors tu reportes à plus tard. Ce n’est pas que tu ne veux pas améliorer les choses. C’est que tu en as déjà plein les bras.
Et aussi parce qu’une partie de toi croit encore que tu devrais être capable de t’en sortir toute seule.
Le point de bascule
Ce n’est presque jamais une catastrophe.
Ce n’est pas un effondrement non plus.
C’est plus une accumulation, un trop-plein.
Une fatigue qui devient trop présente pour être ignorée.
Un événement parfois banal où tu te dis :
- “Je peux plus continuer comme ça.”
- Et surtout…
- “Je ne veux pas juste survivre.”
- “Je veux me sentir vivante.”
C’est là que quelque chose s’ouvre.
Une ouverture vers autre chose.
Vers une autre façon d’être.
Pas plus performante.
Pas plus parfaite.
Mais plus alignée.
Plus douce.
Plus vraie.
Ce que tu cherches :
Au-delà des outils et des théories, tu cherches un moyen de respirer et de revenir à toi.
Te sentir à sa place.
Retrouver du sens.
Te reconnecter à ton essence, à ta vérité.
Arrêter de fonctionner en pilote automatique.
Te sentir vivante dans sa propre vie.
Et surtout, sortir de cette impression que tu dois constamment en faire plus pour être “correcte”.
Et si demander de l’aide n’était pas un échec…
Mais un passage?
Le vrai changement commence souvent là.
Pas quand tout s’écroule.
Mais quand tu choisis de ne plus t’ignorer.
Quand tu arrêtes de te dire :
- “Je devrais être capable seule.”
Et que tu commences à te dire :
- “Et si je pouvais être accompagnée… autrement?”
Pas pour devenir quelqu’un d’autre.
Mais pour revenir à toi.
Si tu lis ceci et que tu te reconnais…
Sache une chose :
Tu n’es pas en train d’échouer.
Tu es en train d’arriver à un point de vérité.
Et ce point-là…
C’est souvent le début de quelque chose de profondément transformateur.

Et maintenant?
Si tu t’es reconnue dans cet article… ce n’est pas un hasard. Tu es peut-être à un point de bascule.
Je t’invite à faire un premier pas :
Prends rendez-vous (prendre rendez-vous | FannyBellemareMartin
ou simplement commencer à t’écouter autrement




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